On l’a assez martelé, l’effervescence du commerce en ligne a imposé de nouvelles façons de consommer. Les cybermarchands y ont vu l’opportunité de proposer leurs produits à une plus grande masse de consommateurs et ces derniers ont adhéré à l’achat en ligne parce que cela leur donnait une plus grande liberté de choix instantanée. Tout cela a modifié, en grande partie, l’essence du commerce en proposant de nouvelles avenues.

Au-delà des exigences technologiques, les cybermarchands voient dans l’avènement du commerce en ligne, l’opportunité de rejoindre une foule de consommateurs. Depuis le milieu des années 90, les différents modes de diffusion digitale n’arrêtent pas de muter et le cybercommerçant ne fidélise plus une chalandise géographique limitée. Son rayon d’action va jusqu’à une localisation précise de son consommateur type à travers le monde.

Des études menées en Europe et aux États-Unis indiquent à ce sujet les principales motivations des commerçants en ligne. Le passage sur le « world wide web » peut permettre une augmentation du chiffre d’affaires et une extension de l’offre traditionnelle 24 heures sur 24 ou encore favoriser un accroissement de la visibilité et enfin offrir une flexibilité du temps de travail entre le magasin et le domicile.

Cela ne veut pas dire que tout est rose, loin de là. Les cybermarchands font, en effet, face à une concurrence autrement plus féroce que « sur le terrain ». Elle est plus directe puisque tous les produits sont désormais accessibles à un clic de souris. Une instantanéité qui fait d’ailleurs le bonheur des consommateurs.

Chez ces derniers, la combinaison du choix et de ce mode d’achat « immédiat » est la principale raison qui leur a fait adopter le cybercommerce. L’analyse de nombreux spécialistes converge d’ailleurs à cet effet et les différents rapports confirment qu’Internet a grandement contribué à développer une approche différente du marché.

La « webnégoce » a facilité l’achat de produits différents – rares, étrangers ou d’occasion – par des canaux différents et même entre particuliers. Le commerce en ligne a également offert de nouvelles possibilités d’échanges commerciaux, car de nombreux sites comparateurs de prix ont vu le jour. Ce qui permet dans certains cas de trouver plus rapidement un même produit au plus bas montant. C’est donc une liberté qui a, en quelque sorte, rééquilibré les pouvoirs entre consommateurs et producteurs.

Enfin, un dernier élément est à considérer dans la transformation du commerce avec la cybernétique. Grâce au commerce en ligne, la carte bancaire a pris de nouvelles couleurs en accroissant les transactions financières, ce qui n’avait pas la même dimension avec de l’argent comptant ou un chèque.

Les analystes du Centre français de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de Vie indique que « sur le plan psychologique, un chèque ou une carte bancaire ont la même forme matérielle quelle que soit la somme « portée » mais les nouvelles technologies ont apporté une dimension supplémentaire. Un chèque s’utilise une fois, il faut écrire dessus avec un stylo, le poster pour le faire voyager, attendre qu’il arrive, qu’il soit enregistré, etc. alors qu’une carte bancaire automatise une partie des actions et surtout ne change pas d’espace-temps avec son contenu. Autrement dit, ses déplacements se limitent à des courts parcours entre son portefeuille et certains terminaux, alors que la somme d’argent se retrouve instantanément « ailleurs ». »

C’est dire combien la dématérialisation des services financiers autorise désormais, presqu’en toute confiance, une gestion beaucoup plus pratique de son budget et de sa comptabilité.

Pour conclure sur un point de vue autrement plus pratique, la naissance des « réseaux sociaux » et la démocratisation de l’usage des téléphones mobiles a donné une autre dimension au cybercommerce et il n’y a aucun doute que ce mode de négoce ira croissant. L’Afrique y a adhéré et doit absolument poursuivre dans cette voie.

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