Opportunités d’affaires
LE SÉNÉGAL CONSTRUIT SON ATTRACTIVITÉ
En misant sur l’agriculture, l’énergie électrique et le numérique, le Sénégal veut attirer les investisseurs porteurs de ressources complémentaires à celles mobilisées par l’État.
L’agriculture contribue pour environ 15% au Produit Intérieur Brut (PIB) et occupe plus de 65% de la population active du Sénégal. Dans le cadre des stratégies d’accélération de la croissance mises sur pied en 2005, l’État a impulsé la production des semences à haut
rendement, remis sur orbite la fourniture soutenue des engrais et équipements agricoles aux producteurs, et institutionnalisé les formations agricoles et rurales et les aménagements des hydro-agricoles.
Pour enraciner cette politique publique volontariste, il a été créé le parc agro-industriel de Kolda, taillé dans le stratégique Projet Agropole-Sud qui promeut l’émergence des chaînes de valeurs agricoles au Sénégal par la transformation locale du maïs, de la mangue et de
l’anacarde en vue de créer des emplois pour les jeunes et changer le quotidien des producteurs agricoles.
Avec le soutien financier des partenaires au développement (Banque Africaine de Développement et Banque Islamique de Développement), le développement des agropoles dans les grands bassins de production du Sénégal offre des opportunités aux investisseurs privés nationaux et étrangers qui doivent tirer avantage des arsenaux incitatifs élaborés par le Gouvernement sénégalais pour stimuler la production et la transformation locales, développer les chaînes de valeurs agricoles et mieux connecter la production agricole aux marchés.
Bien que le taux national d’accès à l’électricité atteigne les 84%, le Sénégal travaille à aller plus loin. Conscients de ce qu’aucun développement durable et soutenu n’est possible sans la satisfaction optimale de la demande d’énergie des ménages et du secteur de production industrielle, le Président Bassirou DIOMAYE FAYE et son Gouvernement projettent de porter la production à 10 000 MW à l’horizon 2050.
Cette option est enrichie par le recours au mix énergétique qui intègre les énergies renouvelables : 30%, avec pour objectif de les porter à 40% d’ici 2030. Par ailleurs, le Sénégal a besoin de partenariats solides pour exploiter ses réserves de gaz, développer sa production
du fioul lourd à gaz et augmenter la part du renouvelable dans son mix de production pour atteindre au final 70%. Des partenaires européens et nord-américains l’accompagnent dans cette envolée vers la transition énergétique.
Et quid de la réduction de la fracture numérique? le 24 février 2025, le Président Bassirou DIOMAYE FAYE lançait officiellement le « New Deal Technologique », inscrit dans l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 », et qui vise à faire du pays un leader de
l’économie numérique en Afrique. Cette vision intègre la modernisation des infrastructures numériques et la création d’un cadre légal et règlementaire favorable à l’innovation, l’entrepreneuriat, la compétitivité et la prospérité.
Cette démarche s’adosse à un programme d’incubation et de financement pour accompagner les startups locales, encourager l’innovation technologique et par ricochets, développer les PME prêtes à s’allier aux grands acteurs mondiaux de la technologie numérique pour consolider leurs compétences et atteindre la production industrielle performante et sécurisée. Des opportunités à saisir par les Fintech pour accompagner l’ingéniosité des jeunes formées aux métiers de l’ingénierie au Sénégal.
JM Kouemeko




