GUINEE
Un impressionnant réservoir de ressources
Avec 245 857 km² pour un peu plus de 17 millions d’habitants, la Guinée, pays situé en Afrique de l’Ouest, est un gigantesque réservoir de
ressources minières et de pierres précieuses, ce qui en fait « un territoire stratégique dans la nouvelle compétition mondiale autour des matières premières ».
Les plus importantes réserves de bauxite au monde
La Guinée contient les deux tiers des réserves mondiales de bauxite auxquelles s’ajoutent l’or et le diamant en quantités considérables.
Ces ressources minières représentent 25% du PIB et 92% des recettes d’exportations en 2025, selon des informations publiées par la CNUCED.
L’atout majeur du secteur minier guinéen est sans aucun doute la mine de fer de Simandou, dont l’exploitation n’a commencé qu’en
2025. Il y a lieu de s’attendre à ce que sa production augmente progressivement jusqu’à 120 millions de tonnes l’an. Simandou est l’un des plus grands gisements de minerai de fer à haute teneur du monde, qualifié de « caviar de fer » par les experts.
Un pays d’or et de diamant
Et puis, il y a les pierres précieuses, l’or et le diamant, en particulier. La Guinée est le sixième producteur de l’or en Afrique, avec des réserves estimées à 700 tonnes, selon les statistiques de l’APIP (Agence de promotion des investissements privés). Si l’exploitation de
ce minerai se fait encore principalement de manière artisanale, son industrialisation est en bonne voie.
À côté de l’or, il y a le diamant. La Guinée possède, selon des chiffres publiés par son ministère des Mines et de la Géologie, 30 millions de carats de réserves. Puis il y a les métaux rares dont l’exploitation n’a pas encore commencé.
Un potentiel hydroélectrique exceptionnel
L’hydroélectricité est un facteur très important de développement pour la Guinée. Avec 1165 cours d’eau répertoriés, le pays, qualifié à juste titre de « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest », dispose d’un potentiel hydroélectrique exceptionnel estimé, selon l’APIP, à environ 6 000 mégawatts (MW).
L’agriculture pour la transformation structurelle de l’économie
Avec un réseau hydrographique extrêmement riche et diversifié, des terres fertiles et un climat favorable, la Guinée apparait comme un pays
propice à la pratique de l’agriculture. Un secteur sur lequel ce pays mise pour la transformation structurelle de son économie.
Selon la première édition de la Note de conjoncture économique de la Guinée, publiée en 2024, l’agriculture contribue à hauteur de 27,8 % au PIB national et emploie plus de la moitié de la population. En plus du riz (première culture vivrière à côté du fonio et du manioc), le pays produit et exporte des produits de rente tels que le cacao, l’hévéa et l’ananas.
L’élevage constitue le deuxième secteur le plus important de l’économie rurale, avec environ 9 millions de têtes de bovins, 6 millions de petits ruminants. La pêche, en Guinée, bénéficie, en plus d’un important réseau hydrographique, d’une façade maritime non négligeable.
Au final, la Guinée est un pays sans aucun doute gâté par la nature et promis à un bel avenir.
Marc OMBOUI




